A Travellerspoint blog

19 au 25 juin

all seasons in one day 39 °C
View Burkina Faso 2012 on Travelling_rox's travel map.

19 juin. Mardi. Ma mère d'accueil, Olivia, part, de bon matin, vers Ouagadougou. Elle doit revenir en fin de journée Jeudi. En soirée, je prépare pour la première fois avec les filles de la maisonnée. Par préparer, j'entends cuisiner. Elles me montrent à faire les Toffees, des petits bonbons de lait caramélisé.
2012-06-19__1_.jpg2012-06-19__2_.jpg2012-06-19__3_.jpg2012-06-19__4_.jpg2012-06-19__5_.jpg2012-06-19__6_.jpg
Après m'avoir vu placer une partie de la production dans l'armoire vitrée qui sert de garde-manger, elles me conseillent de les cacher dans ma chambre, barrée. Si les enfants les voient, ils vont crient pour en avoir. Si elles ne leur en donnent pas, même si ce n'est pas pour eux, les maîtres de la maison vont les chicaner. Les enfants le savent, et recommenceraient le manège jusqu'à les avoir tous mangés. Je les cache donc dans ma chambre, en faisant promettre aux nounous et à ma sœur d'accueil de m'en demander lorsqu’elles veulent en manger.

20 juin. Mercredi, journée de sortie éducative. Accompagnés d'Anne et de Myriam, nous allons voir un regroupement de femmes qui font le beurre de Karité. Vraiment intéressant à voir!
2012-06-20__1_.jpg2012-06-20__3_.jpg
Les noix sont grillées, cassées et moulues avec d'y ajouter de l'eau pour en faire une pâte.
2012-06-20__4_.jpg2012-06-20__5_.jpg2012-06-20__6_.jpg
Celle-ci est "baratée" à la main, en ajoutant de l'eau. Cette opération prend environ une heure, puisque la pâte d'un brun chocolaté doit blanchir.
2012-06-20__7_.jpg2012-06-20__8_.jpg2012-06-20__9_.jpg2012-06-20__10_.jpg2012-06-20__11_.jpg2012-06-20__12_.jpg2012-06-20__13_.jpg2012-06-20__14_.jpg
Elles ajoutent alors beaucoup d'eau. L'émulsion de Karité flotte alors à la surface, prenant une texture de crème fouettée.
2012-06-20__15_.jpg2012-06-20__16_.jpg2012-06-20__17_.jpg2012-06-20__18_.jpg2012-06-20__19_.jpg2012-06-20__21_.jpg
Cette dernière est mise dans une marmite placée en équilibre au-dessus d'un feu de bois. Cela permet de séparer l'huile de Karité des déchets de production. L'eau usée et les déchets de productions sont séchés et deviennent un combustible utilisé dans le processus. L'huile séparée est filtrée à travers un linge de coton. Enfin, on laisse l'huile refroidir pour obtenir le beurre de Karité.
2012-06-20__23_.jpg2012-06-20__25_.jpg
Devant toute la complexité de ce processus (mais aussi l'énergie déployée), j'éprouve maintenant une admiration pour les productrices et leurs produits.
2012-06-20__26_.jpg
Le groupe déjeune chez Tanti Karama, dans le pavillon occupé par Alex. Sandwichs au thon, concombre et tomates accompagnés de frites.Comme l'après-midi est consacrée aux exercices de "ventilation" et d'introspection, on s'installe au salon pour y travailler.

21 juin. Le matin, je travaille depuis un cybercafé, avec Mélanie. Les ordis sont en Azerty et, comme les portes sont ouvertes vers la route et le stationnement de terre, les claviers sont bourrés de poussière. Les touches enfoncent difficilement. Il faut taper avec les index seulement, et taper fort. En après-midi, je donne une mini-formation en archivage informatique.
Après le travail, mon père d'accueil, Michel, m'emmène boire une bière avec un ami, dans un Maquis. Il commande de délicieuses brochettes, de type souvlakis, servies avec moutarde et poudre de piments. Comme le ciel est ennuagé, les deux hommes discutent des risques de précipitations. Mon père d'accueil assure que "C'est la pluie des autres".
Alors que l'on est au Maquis, un chien arrive en boitant, il s'arrête au coin de la rue. Dysplasique au dernier degré, sa hanche ne fonctionne plus, et la patte gauche est paralysée. Après un moment, il se couche par terre, les yeux mi-clos. Il ne regarde même plus les passants, qui l'ignorent aussi. Le propriétaire du petit magasin, devant lequel le chien s'est couché, prend pitié. Il s'approche et lui offre à boire. Réaction rarissime. Ici, les chiens sont considérés comme sales (bon, oui, ils sont pas très propres non plus, mais c'est un cercle vicieux). J'appréhendais plutôt une réaction violente de la part de l'homme. Le chien détourne toutefois la tête devant l'eau, que l'homme lui remet quelques fois sous le nez. Une trentaine de minutes plus tard, il lui apporte à manger. Même réaction. La bête se laisse visiblement mourir. Ça fait mal au cœur.
On retourne finalement dîner à la maison (parce que, apparemment, je suis censée avoir encore faim). Aussitôt le repas terminé, on ressort prendre une autre bière, dans le Maquis en face du premier. Le chien n'a toujours pas bougé. En cours de soirée, il disparait.
À peine 2 minutes après le retour à la maison, un orage éclate.

22 juin. Avant-midi de travail sur ma grille d'animation pour la formation Word. Durant la pause du déjeuner, on va chercher Olivia à la gare d'autobus de la compagnie Rakieta. Matis, énervé, veut partir en courant vers l'autobus, qui entre en gare. Je dois le retenir de force. En après-midi, je donne une seconde mini-formation en archivage informatique. Le groupe descend du service (termine le travail) à 17h ce soir. Alice, la mère d'accueil d'Arianne, revient tout juste de 3 mois à Montréal. Elle y a prit le goût des 5 à 7. Elle nous reçoit à dîner dans la villa de la sucrière SN-Sosuco que sa famille habite.
IMG_0447.jpg
Un buffet nous y attend, riz gras, poulet, frites, aloco et crudités. En desserts, petits gâteaux et mangues. Didier joue le DJ et nous met de la musique pour nous faire danser. En fin de soirée, Titien vient nous rejoindre. Alice a ramené énormément de jouets du Québec, pour son fils Frank, qui a 3 ans. Parmi ceux-ci, des fusils à eaux. Au découragement de nos amis burkinabès, Alex, Arianne, Frank et Marie-Ève lancent les hostilités aquatiques. En fin de soirée, Titien (Marie-Christine, de son nom de baptême) me ramène avec elle à la maison.

23 juin. Samedi. Alarme à 7h30. Avec Marie-Christine, je prends la direction du salon de coiffure. On achète d'abord des mèches (faux cheveux). Elle se fait faire un tissage noir et rouge (procédé vraiment intéressant à observer, les coiffeuses font d'abord des tresses françaises circulaire, autour de la tête, avant d'y coudre littéralement les mèches de faux cheveux). Je me fais faire des tresses. D'abord, deux coiffeuses me tressent les cheveux, alors que je suis assise sur un tapis, au sol. La première entame seulement les tresses, pendant que sa collègue les achève et les attache. Le petit garçon de l'une des coiffeuses à terrifier à ma vue. Après 1h30, les coiffeuses ont fini la tête de Titien et on entame ma dernière tresse, malgré que la moitié de ma tête ne soit pas achevée. Elles se mettent alors à 6 autour de moi afin de finir, en seulement 30 minutes, l'ensemble des tresses. Les tresses sont attachées avec le bout des faux cheveux. Lorsque je me lève enfin, mes jambes sont tellement engourdies, que j'ai besoin d'aide pour ne pas tomber. Pour terminer le tout, elles trempent les pointes dans l'eau bouillante. Un peu moins de 6000 FCFA (12$) pour les deux têtes.
Pour déjeuner, carpes braisées, crudités et frites de patates douces.
En début de soirée, les stagiaires se joignent aux coopérants volontaires chez Myriam, pour la Saint-Jean.
2012-06-23__1_.jpg2012-06-23__2_.jpg2012-06-23__4_.jpg
2012-06-23__8_.jpg2012-06-23__9_.jpg2012-06-23__6_.jpg2012-06-23__5_.jpg
On fait de la poutine maison.
2012-06-23__11_.jpg2012-06-23__12_.jpg
Je prépare la sauce grâce à une recette trouvée sur Internet. Certains ingrédients ont dus être achetés dans la capitale.
2012-06-23__13_.jpg2012-06-23__14_.jpg
En accompagnement, bières et musique québécoise.

24 juin. Après m'être levée tard, j'aide Olivia et son collègue, venu à la maison, à peaufiner le visuel de leurs présentations PowerPoint. Ils doivent faire une communication à la Mairie de Banfora, dans le cadre d'un projet en collaboration avec la ville de Beloeil. Afin de flatter la délégation de Beloeil, j'utilise les couleurs de leurs armoiries pour modifier le thème de la présentation.
À 16h, une chorale fait un spectacle. Comme Marie-Christine y chante, j'y vais avec ma famille. L'ensemble des stagiaires y font un tour, même si nous ne serons pas tous présents en même temps. Un orage éclate en début de concert. Celui-ci sera donc entrecoupé de pannes de courant. Olivia achète des brochettes de porc, toujours style souvlaki.
Je gage contre Fethi au sujet de l'Euro 2012. On s'entend pour dire que la finale opposera l'Allemagne à l'Espagne. Toutefois, il voit l'Espagne gagnante et moi, bien sûr, l'Allemagne. On s'entend donc pour écouter le match en dégustant un poisson braisé, que le perdant payera.

25 juin. Lundi. Cette semaine, du point de vue du travail, sera bien courte, puisque le groupe part mercredi matin en mi-stage. Pour l'occasion, on se rend à Bobo-Dioulasso pour le reste de la semaine.
Je passe la journée à faire progresser mon cahier du formateur pour ma formation Word. Dans l'après-midi, je me rends au cybercafé, et, en soirée, j'emprunte l'ordinateur d'Arianne afin de travailler encore. Je ne m'accorde qu'une petite heure pour dîner.

Posted by Travelling_rox 02:20 Archived in Burkina Faso

Email this entryFacebookStumbleUpon

Table of contents

Be the first to comment on this entry.

This blog requires you to be a logged in member of Travellerspoint to place comments.

Enter your Travellerspoint login details below

( What's this? )

If you aren't a member of Travellerspoint yet, you can join for free.

Join Travellerspoint