A Travellerspoint blog

26 juin au 2 juillet

Mi-Stage

all seasons in one day 38 °C
View Burkina Faso 2012 on Travelling_rox's travel map.

26 juin. Mardi, mais, déjà la dernière journée de travail de la semaine. En effet, nous sommes rendus à la moitié de notre stage. Le format des stages Québec Sans Frontières prévoit que le groupe se retire du milieu d'accueil pour une semaine à la moitié de son séjour. Comme les délais approchent rapidement, on met les bouchées doubles. Plutôt que de retourner manger à la maison entre 12h30 et 15H30, Alex, Mélanie et moi allons manger au restaurant Calypso avant de retourner au travail dès 13H30.

27 juin. Nous partons très tôt. Ma mère d'accueil me dépose à la gare d'autobus de la compagnie TCV. C'est le point de rendez-vous pour notre départ vers Bobo-Dioulasso, où nous passerons les cinq prochains jours. On prend l'autobus de 8h30. Ma mère d'accueil me glisse quelques francs dans les mains, pour que je me gâte un peu. Il faut dire que je suis logée dans une famille bien nantie.
Arrivés à destination, le groupe se sépare dans deux taxis pour se rendre à l'auberge Zion. Oui, comme la chanson de Bob Marley. Oui, comme le paradis des Rastas (parce que, pour ceux qui ne savent pas; il s'agit de plus qu'un look, il y a toute une culture et un "culte" associé). La cour est confortable. Un pavillon rond trône au centre du jardin, bien ombragé.
2012-06-27__1_.jpg
Le groupe sous le pavillon.
On ne surestime jamais la valeur d'une ombre bien placée, ici. Une scène accueille les visiteurs dès leur entrée. Deux gros Balafons y sont installés. Le gérant prend des cours avant le petit Mathié.
2012-06-27__5_.jpg
Ici, une photo du petit et du grand Mathié qui jouent du Balafon.
IMG_0494.jpg
Près de la scène, un enclos abrite deux tortues.

En après-midi, on part pour une promenade avec notre guide,un employé de l'hôtel, Adama. Premier arrêt,une cour où les femmes préparent, et servent, le Dolo. Le Dolo est une bière de mil qui demande trois jours de préparation.
Voici une photo des cuves de préparation du Dolo.
2012-06-27__7_.jpg
Le liquide est ensuite décanté dans d'énormes vases de terre cuite.
2012-06-27__8_.jpg
Le goût fait penser à une bière rousse bu tiède et sans bulles. On la boit dans une demi-calebasse, que l'on dépose au sol, sur un cylindre de plastique.
Le Dolo est versé d'une grosse bouteille, à travers un filtre, dans ces demi-calebasses.
2012-06-27__9_.jpg
La cour accueille également des musiciens jouant ensemble de divers instruments de percussions (dont le Djembé et le Balafon).
IMG_0498.jpg
2012-06-27__13_.jpg
Le groupe danse, invité par une musicienne, avec Adama, au premier plan).
Adama nous emmène ensuite dans les alentours du village où est situé notre auberge. Le village a été récemment annexé à Bobo-Dioulasso, pour en devenir le 10e secteur. On s'arrête pour visiter une petite école primaire "privée". Gérée par le grand Mathié, l'école accueille des étudiants du quartier. Une maigre compensation est demandée des parents mais la majorité d'entre eux ne paient pas. Les enfants continuent de venir à l'école quand même. Mathié a fondé une association pour continuer à gérer l'école, financée de sa petite poche de musicien local. Dans une case d'une seule pièce s'entassent tous les jours une quarantaine d'enfants, sur cinq bancs, sans tables. Les enfants sont très heureux de nous voir. à notre départ, ils nous suivent dans les rues en chantant et criant.
Nous visitons ensuite les potagers avoisinants, avant d'aller faire un tour au petit marché des producteurs locaux.
1IMG_0507.jpg
De retour à l'auberge, on s'empresse de se diriger vers une cour où le match de soccer Portugal/Italie de l'Euro 2012 est diffusé. On écoute donc le match en plein-air, entassés dans une cour de 4 mètres sur 4 mètres avec environ 150 autres partisans.
De retour à l'auberge, on me demande si je suis métissée, "café au lait". Bon, je veux bien croire que j'ai bronzée un peu, et que j'ai des tresses, mais, quand même!
Nous dînons à l'auberge. La nourriture y est délicieuse puisque l'auberge appartient à une Française diplômée de l'Académie culinaire. Elle a malheureusement dû retourner au pays avec son mari, gravement malade. Le gérant est également français.
Deux jolis chats se promènent dans la cour. Le mâle est nommé "Reste ici" en raison du fait que les chats qui sortent des terrains privés disparaissent régulièrement, pour être mangés. La femelle se nomme "Pétasse. Le gérant la nommé ainsi parce qu'elle est seulement câline lorsqu'elle veut manger. Pour des raisons évidentes, elle est surnommé "Pépètte".
Voici donc, pour Geneviève , ma sœur, la petite chatte nommé "Pétasse".
2012-06-27__2_.jpg
En fin de soirée, j'entreprends une compétition d'Aoulé, un jeu africain semblable aux dames, contre Fethi. Manque de notion du temps, on termine à 1ham, après ma victoire!

28 juin. Au petit déjeuner, un artisan vient nous présenter ses œuvres de Batik et de Bogolan. Les deux sont des peintures sur tissus. Le Batik est fait avec de l'encre et de la cire. Le Bogolan est fait avec de la boue du Niger. J'achète 2 Bogolans et passe une commande pour trois autres. Je profite également de la présence d'un sculpteur pour acheter un masque en bois. C'est cliché, mais aussi un incontournable!
Aujourd'hui, on visite Dioulasso-Ba, la vieille ville de Bobo. Nous aurons un second guide pour la matinée, également prénommé Adama. Pour la peine, le groupe les surnomme Adama Premier et Second. Premier arrêt, le quartier des artisans. Celui-ci longe la "rivière" des poissons sacrés. Si l'un d'eux meurt, il a droit à des funérailles traditionnelles. Il est évidemment interdit de les tuer ou de les manger. Le ruisseau sert autant de dépotoir que de lieu pour puiser l'eau, se laver ou laver les vêtements. Le mince filet d'eau est opaque et brun foncé.
On visite ensuite la mosquée. Celle-ci date de la fin du 19e siècle.
L'intérieur est composé de corridors.
L'intérieur de la mosquée de Bobo

L'intérieur de la mosquée de Bobo


Nous nous rendons ensuite sur le toit. Les tours servent de lieu de recueillement.
Le toit de la mosquée de Bobo

Le toit de la mosquée de Bobo


Les puits de lumières peuvent être fermés, en cas de pluie, par des coupoles en terre cuite.
Un puit de lumière de la mosquée

Un puit de lumière de la mosquée


L'apparence extérieure de la mosquée est également composée de terre peinte et blanche et de pics de bois. Les pics servent à installer des échafaudages, en cas de réparation. Après un déjeuner au Don Gregoris, on se rend au grand marché. S'y rendre à six Blancs, c'est impensable. Les vendeurs sont littéralement harcelants. Partout, on nous suit, nous interpelle. C'est étourdissant et exténuant. Cela met fin à notre visite de la ville.
On retourne à l'auberge, fatigués. Je prends le temps de discuter avec le gérant. L'homme est un grand mélomane qui confectionne lui-même des instruments de toutes sortes. On lui doit le retour de certains instruments au Burkina Faso.
À droite la Kora et, à gauche, la basse

À droite la Kora et, à gauche, la basse

Les instruments

Les instruments


2012-06-28__7_.jpg
Voici ici une photo du gérant, Pascal et de deux instruments construits de ses mains, deux Kora et un type de Basse africaine. La Kora de gauche a toute une histoire. Alors qu'il était à Bamako, elle a échappée aux voleurs. Puis, lors d'une saison des pluies trop forte, elle a flottée sur l'eau. Lorsque, trop malade, son propriétaire a dû retourner en France, elle a été entreposée dans une case humide pendant une dizaine d'années. à son retour, les autres instruments avaient été mangés par des termites. Tous, sauf cette Kora, été irrécupérable. Elle était intouchée.
Comme le gérant est également cuisinier de formation, je lui laisse une copie de la recette de la sauce à poutine. Heureux, il promet de mettre la poutine au menu, à vocation internationale.
En soirée, on regarde le match de soccer Allemagne/Italie à l'auberge, en dégustant des carpes braisées avec de l'Atieké. On termine la soirée en faisant des ateliers.

29 juin. Aujourd'hui, on visite les villages de Koro et de Koumi. Le premier est installé à même une colline, bien caché. Le second est composé de maisons de boue et abrite un peuple guerrier. Le village de Koro est reculé, impossible à trouver si on ne le connaît pas. Il aurait été déplacé pour protéger les villageois lors d'une guerre. Les gens doivent littéralement escalader pour l'atteindre.
2012-06-29__3_.jpg2012-06-29__8_.jpg2012-06-29__10_.jpg
Cela implique donc d'y acheminer par cette voie tous les produits et denrées nécessaires au village. Le puits est également situé au bas de la colline.
2IMG_0543.jpg1IMG_0562.jpgIMG_0578.jpg1IMG_0580.jpg
Marie-Ève à Koro

Marie-Ève à Koro

Enfants de Koro

Enfants de Koro

IMG_0585.jpgIMG_0588.jpgIMG_0595.jpg
Koumi est traversé par une route nationale. D'un côté, le village traditionnel, de l'autre, le marché et des maisons non-traditionnelles, en briques.
Rue de Koumi

Rue de Koumi


2012-06-29__23_.jpg2012-06-29__27_.jpg2012-06-29__28_.jpg2012-06-29__34_.jpg
Les femmes ont creusées des salles souterraines où elles tissent les paniers et enseignent aux jeunes filles non-mariées.
2012-06-29__41_.jpg
2012-06-29__42_.jpg2012-06-29__44_.jpg
Le Dolo est très populaire au Burkina Faso. Voici un autre modèle de cuves.
2012-06-29__45_.jpg
2012-06-29__46_.jpgAlex, Arianne et Marie-Ève à Koumi

Alex, Arianne et Marie-Ève à Koumi

Fethi, Alex et Mélanie à Koumi

Fethi, Alex et Mélanie à Koumi

Moi à Koumi

Moi à Koumi

2012-06-29__57_.jpg

Après les visites, on se rend à la Guinguette, une petite rivière cristalline. En se rendant à un pavillon, on remarque un Bananier, bien chargé. Photo oblige:
Les Bananes de la Guinguette

Les Bananes de la Guinguette


On y déjeune et s'installe pour l'après-midi. Pour le déjeuner, le restaurant tue et apprête trois poulets pour nous. L'eau de la rivière nous arrive environ au nombril et a juste assez de courant.
Nous ne retournons à l'auberge que pour dîner. Sur le chemin du retour, on arrête au monument à Blaise Compaoré et Mouamar Kadafi.
Kadafi et Compaoré

Kadafi et Compaoré


Certains membres du groupe veulent leurs photos auprès des statues, géantes.
Alex, Kadafi et Compaoré

Alex, Kadafi et Compaoré


Après le dîner, la majorité des stagiaires vont assister à une petit spectacle dans un Maquis près de l'auberge. Comme ma co-chambreuse et moi sommes très fatiguées, nous restons pour nous coucher tôt.

30juin. Samedi. Je me lève avant les autres et profite du soleil pour prendre quelques photos de l'auberge, depuis la terrasse surplombant la scène.
2012-06-30__1_.jpgBar

Bar

Pavillon

Pavillon

Porte du Zion

Porte du Zion

Fethi sur la terrasse

Fethi sur la terrasse

Paysage

Paysage


Puis, des portes des chambres.
2012-06-30__16_.jpg2012-06-30__17_.jpg
En avant-midi, on suit un petit cours de Bogolan. Peindre avec la boue, c'est assez facile, en fait! Je m'imagine prendre une motte de terre boueuse mais, en fait, elle est très liquide et on peint au pinceau.
Je décide de peindre le symbole de la beauté africaine. L'atelier est extérieur. La première étape consiste à dessiner le modèle voulu. Ensuite, on peint les portions noires. Après une courte période de séchage, on applique une autre couleur, et ainsi de suite. Comme nous ne disposons que de deux couleurs, il n'y a pas trop d'étapes. Après avoir fait sécher le tissu et le boue au complet, on doit frotter pour faire tomber l'excédent de terre. Puis, on rince deux fois le tissu. Nous laissons nos "œuvres" sécher pour retourner à l'auberge déjeuner et faire des ateliers. En fin d'après-midi, l'artisan nous apporte le résulte fini, surpiquée.
IMG_2206.jpg
Mon œuvre, la beauté africaine. à vendre, pas cher, pas cher ahaha!

1er Juillet. Je me réveille avant les autres et m'installe sous le pavillon pour écrire. Immédiatement, la petite chatte, "Pétasse", vient me rejoindre et tourne autour de mes chevilles avant de se coucher à mes pieds, la tête déposée sur mes pieds. Elle profite avec moi du calme et du soleil matinal.
Aujourd'hui, un artisan du Bogolan doit venir porter des commandes que Marie-Ève et moi avons passées. Comme nous retournons à Banfora, nous avons rendez-vous à 8h00.à notre départ, à 9h30, il n'est toujours pas passé. Adama est même allé à son atelier, mais il était absent. Rejoint au téléphone, il disait venir bientôt.
IMG_0642.jpgIMG_0644.jpg
Alors que l'on attend à la gare de la compagnie d'autobus, Adama vient porter une statue oubliée par Marie-Ève à l'auberge. Il part ensuite chercher l'artisan qui arrive moins de 15 minutes avant notre départ. Toute une peur! Heureusement, le résultat est magnifique!
Le voyage en autobus, d'une durée d'une heure et quart, parait très long. En effet, le chauffeur klaxonne à chaque véhicule croisé...
Le retour en famille est très agréable. En poussant la porte de la cour, mon frère d'accueil de 8 ans, Steve, vient m'accueillir en courant. Tous, même les nounous, semblent heureux de mon retour et m'interrogent sur mon séjour. Ma mère d'accueil m'a même achetée des jus et des petits gâteaux, en pensant à moi en mon absence. Vraiment, j'ai le sentiment de revenir chez-moi.
Il est décidé que nous irons, ma mère d'accueil et moi, magasiner à Bobo Samedi prochain. Nous reviendrons en début de soirée et une soirée est prévue pour fêter le diplôme de cycle primaire de Marie-Christine. Olivia y a invité tout le groupe!
Très fatiguée, je prends le temps de bien me reposer en après-midi. Je crois avoir fait un petit coup de chaleur.

2 Juillet. Dès minuit, une panne électrique affecte tout Banfora. Pas d'électricité, pas de ventilateur. Oh mon dieu! La panne ne s'arrête finalement qu'à 11h. Toute la journée, Internet est très lent, ralentissant notre travail. Les guichets de banques ne fonctionnent pas non plus. Pas très pratique.
Au dîner, on mange de la carpe braisée et des frites de patates douces.

Posted by Travelling_rox 01:52 Archived in Burkina Faso

Email this entryFacebookStumbleUpon

Table of contents

Be the first to comment on this entry.

This blog requires you to be a logged in member of Travellerspoint to place comments.

Enter your Travellerspoint login details below

( What's this? )

If you aren't a member of Travellerspoint yet, you can join for free.

Join Travellerspoint