A Travellerspoint blog

Réflexions d'une voyageuse.

snow -20 °C

Je n'arrive toujours pas à croire que cela fait déjà 6 mois. Berlin me manque toujours autant. Malgré que je sache fort bien que celle-ci ne serait pas la même sans les personnes avec lesquelles je l'ai découverte. Si Berlin me manque, ces personnes me manquent encore plus.

J'ai toujours su que j'avais un fort penchant pour les voyages, que ma curiosité faisait naître en moi cette volonté profonde de découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux lieux, de nouvelles personnes. Soyons honnête, si l'on apprends énormément des voyages, cela est grandement dû aux rencontres les accompagnant. Chaque personne nous apporte quelque chose, que ce soit consciemment ou pas. Cela nous aide à nous surpasser, à différents niveaux. Ma perception du monde, en perpétuel mouvement, le rend d'autant plus fascinant à mes yeux. Peut-être es-ce mon côté photographe, mais je l'imagine également comme une immense mappemonde se découvrant au gré de mes escapades, chaque nouvelle ruelle explorée s'ouvre sur un tout nouvel univers. Dans la même optique, la connaissance de soi me semble se dévoiler par nos apprentissages progressifs. Si mes nouvelles rencontres m'enseignent beaucoup sur le monde et la vie, elle me font également découvrir beaucoup sur moi-même.

Je crois que les deux dernières années m'ont ainsi permis de mieux établir qui je suis, ce que je veux être, faire. L'Espagne, mon baccalauréat, mes engagements parascolaires et les innombrables formations liées, Terre-Neuve et Berlin m'ayant amenés leur lot d'expériences, positives et négatives, et de rencontres. Le début de ma maîtrise me confirme également que je semble avoir trouvée la bonne voie.

Lorsque je suis partie pour Berlin, je savais que je laissais bien peu derrière moi, sinon des amis qui m'accueilleraient à bras ouvert à mon retour, tout en acceptant toujours mes départs, sachant que tout le bien que cela m'apporte. Aujourd'hui, je constate que les choses ont bien peu changées dans les derniers mois. Dernièrement, on m'a offert un poste en Inde. En raison de mes engagements académiques, j'ai dû refuser l'offre. Le déchirement encouru m'a fait réalisé à quel point mon besoin d'exil s'accroissait sans cesse.

Mon prochain départ ira toutefois à l'été prochain. Je découvrirai alors un nouveau continent, l'Afrique. J'y ferai un stage en coopération internationale, à Banfora, au Burkina Faso, pendant deux mois et demi. Il me tarde déjà de mettre pieds à bord de l'avion.

Posted by Travelling_rox 21:41 Archived in Canada Comments (0)

Sonntag den. 31 Juli - Nach Hause

Dimanche le 31 juillet

rain

Le cadran sonne tôt, très tôt. Comme je n'avais plus rien pour déjeuner, Sophie m'a donnée deux chocolatines hier soir. J'en mange une immédiatement, en me préparant, lentement. Après un moment, je rassemble mes choses. C'est l'heure de faire le dernier tour d'appartement, question de ne rien oublier.

Je prends une dernière fois le S-bahn, direction Hauptbahnhof. De là, je pourrai prendre un autobus me menant directement à Tegel Flughafen. D'une manière m'étant bien propre, j'ai oubliée de vérifier que j'embarquais dans l'autobus dans la bonne direction. Loi de Murphy oblige, c'était le mauvais! Ce fût toutefois un mal pour un bien, puisque cela m'a permis de repasser par les endroits que j'avais parcourus durant ce mois passé à Berlin. Ainsi, j'ai pu revoir Unter den Linden, la Brandenburg Tor et Alexanderplatz. Au terminus, le chauffeur m'indique, surpris, que je suis dans la mauvaise direction, et que je dois attendre de l'autre côté de la rue pour le prochain autobus. Je le remercie, puis quitte l'autobus. Il pleut, encore. Je traverse la rue avant de voir l'autobus, que je venais de quitter, se retourner et venir attendre à un autre arrêt. Après une dizaine de minutes, celui-ci s'avance à mon arrêt, et ouvre la porte. Alors que j'allais lui montrer mon laissez-passer, il me dit que cela ne sera pas nécessaire. Il se souvient de moi, bien entendu! Typiquement allemand, le chauffeur m'a fait débarquer au Terminus, parce que, c'est comme ça, avant de me faire embarquer au bon arrêt et ce, malgré la pluie.

Heureusement, mon premier vol étant un vol continental, je n'avais pas à être à l'aéroport trop d'avance. J'arrive finalement à ma porte d'embarquement 2 heures avant que celle-ci ne s'ouvre. Je décide d'aller tout de même m'enregistrer tout de suite, à une porte spécialement prévue. La dame me dit: "Vous êtes sûre? Il n'y a rien de l'autre côté"... j'avais beau lui dire que je souhaitais tout de même y attendre, elle semblait surprise! Il faut savoir que, à Tegel, il y a des bancs seulement après l'enregistrement. Ma section est vide, j'y serai seule durant plus d'une heure. De plus, les employés ont déjà installés un présentoir avec des journaux gratuits. Joie! Des dizaines de publications différentes en Allemand, Anglais et Français! J'en sélectionne plusieurs avant d'aller m'asseoir. À ma grande joie, les sièges ne sont pas séparés, ce qui me permet de m'allonger et de faire la sieste, quelques journaux sous la tête, d'autres sur ma tête.

Premier arrêt, Zurich! Vraiment, un aéroport à visiter au moins une fois dans sa vie. Le petit métro passant du terminal continental au terminal international est absolument génial, mignon, efficace et drôle! Je m'arrête rapidement à un kiosque, question d'acheter du chocolat suisse pour la famille, puis, la course continue. En effet, j'ai moins de 45 minutes pour traverser les deux terminaux en entier. Comme si cela n'était pas assez, nous devons repasser aux douanes et à la fouille! Je rencontre dans la file une famille prenant le même vol que moi. Puisqu'ils sont derrière moi, je décide de courir le plus vite possible à la porte d'embarquement, pour m'assurer que nous ne manquions pas notre vol. Nous serons les derniers entrés dans l'avion, sans retard toutefois.

J'arrive finalement à Montréal en fin d'après-midi, après un vol beaucoup moins mouvementé qu'au début du mois (je parle ici des voyageurs autour de moi, et non pas de turbulences)!

Posted by Travelling_rox 20:59 Archived in Germany Comments (0)

Samstag den 30. Juli

Samedi le 30 Juillet

rain 17 °C

Dernière journée complète à Berlin. Ouch. Le temps est passé beaucoup trop vite, j'ai l'impression de n'être restée qu'une semaine.

La veille, Sophie et moi nous étions données rendez-vous, à Alexanderplatz, devant la Weltzeituhr, bien sûr! Puisque nous ne disposons pas de moyens de nous rejoindre (pas de cellulaires et Sophie n'a pas internet), cela est notre seule chance de passer la journée ensemble. Nous avions donc établies que, si l'une devait arriver en retard, l'autre l'attendrait. Merveilleuse idée, puisque j'ai du attendre Sophie une demie-heure. Du moins, l’inquiétude de passer ma journée complètement seule fait sembler cela plus long que ce le fut.

Finalement, Sophie arrive! Elle est accompagnée de sa colocataire. La journée sera consacrée au magasinage de souvenirs pour nos proches. Encore une fois, la température n'est pas tellement de notre côté, les petites averses se transformant graduellement en déluge. Nous commençons donc par une boutique au pied de la Fernseturm, où j'achèterai la majorité de mes souvenirs (que je devrai trimballer toute la journée.), avant de nous promener dans toute la ville à la recherche du cadeau mythique pour l'anniversaire de ma sœur. Histoire courte, nous ne l'avons jamais trouvé, du moins, pas à un prix abordable. Nous terminons notre périple de shopping sur Unter den Linden, se réservant la boutique Nivea pour la fin. Oui, oui, vous avec bien lu. Il y a une boutique dédié exclusivement aux produits Nivea, qui est une compagnie allemande basée à Hamburg.

Nous décidons de terminer la journée en allant souper (ou dîner) chez Sophie. L'idée étant d'en faire un souper d’au-revoir (hors de question de dire "adieu"), et que j'enseigne à Sophie l'art de la confection du Chai Latté. Après une longue marche sous la pluie (maintenant diluvienne), nous arrêtons chez Amorino. J'y tenais, Sophie pourrait en témoigner, très fortement! Petit problème, mon sac de chez Nivea étant en papier, il a déchiré sur le chemin, laissant tomber mes cadeaux sur le pavé! De plus, il semble que ce dernier, bleu royal, déteigne lorsque mouillé. Heureusement que la peluche de Bryan n'en a pas été affectée.

Avec tout cela, nous arrivons chez Sophie très tard, vers 23h. Tout en discutant, nous préparons le souper, des pâtes aux tomates et au thon. Nous mangeons en un temps record, la marche nous ayant bien creusé l'appétit. Après le souper, je prépare le thé pour Sophie, sa colocataire et moi. La pression est bien présente. Ce Chaï doit être parfait! Bien que je sois entre amis, je tiens à ce que ce soit une réussite. Heureusement, je m'en sors bien!

Peu après minuit, je quitte Sophie, les yeux dans l'eau et la gorge serrée, avant de reprendre le U-Bahn vers Friedrichshain. Arrivée à mon appartement, je dois préparer ma valise. Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris de savoir que j'ai fais ma valise jusqu'à 3h du matin, même si mon vol est tôt, plutôt que de la faire d'avance. Encore une fois, je ne veux pas embarquer dans l'avion, je préférerais rester. Encore ce soir, l'appartement est vide et sombre. Autrement chaleureux, il me semble froid et épeurant.

Il y a une chose très importante que vous devez savoir à propos de Berlin; celle-ci renferme d'innombrables trésors et surprises. Chaque coin de rue, chaque parc, petits cafés, quartiers émerveillent. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Il y a toujours de nouvelles personnes à rencontrer. Au début de ce voyage, le directeur de l'école des langues, Rainer, nous confiait que Berlin est la capitale créative de l'Allemagne. Bien que je n'en ai jamais douté, je vous confirme à présent qu'il avait raison. La ville est aussi passionnante que passionnée.

Je m'endors difficilement, redoutant l'heure où mon cadran retentirait dans la pièce. Je m'endors finalement d'épuisement, les émotions des derniers jours ayant dévorées l'énergie qu'il me restait.

Posted by Travelling_rox 20:01 Archived in Germany Comments (0)

Freitag, den 29. Juli

Vendredi le 29 Juillet

rain 17 °C

Dernière journée de cours. On sent le début de la fin. La température semble aussi triste que moi, il pleut à boire debout comme on dit.
Aujourd'hui, on nous remet nos examens corrigés. Je n'ai pas réussie à atteindre le niveau que je souhaitais atteindre. Il me manquait 3 pourcents pour l'atteindre. Le directeur refuse de me les accorder, même en sachant à quel point cela est important pour moi. Le professeur n'a eu accès à la grille d'équivalence des notes que ce matin, soit bien après avoir fini la correction. Puisqu'il n'est pas d'accord avec la décision du directeur, il accepte de m'aider un peu. Dossier à suivre...
Photo de groupe lors de la dernière journée. Beaucoup d'absents...

Photo de groupe lors de la dernière journée. Beaucoup d'absents...


Après avoir reçu nos examens, nous allons prendre une crème glacée ensemble. Initialement, nous devions aller dans un super pub que notre professeur ultra branché nous conseillait fortement. Il nous entraîne donc vers une glacerie "in der nahe von die Schule"... près de l'école, juste de l'autre côté du parc! Il pleut plus fort que si quelqu'un avait versé une chaudière d'eau sur la ville. Le parc est envahi par les flaques d'eau si grandes qu'on s'y baignerait. La fameuse glacerie est à quinze minutes à pied. Vraiment, quand il fait beau, c'est bien une belle petite promenade dans les bois. Mais quand il fait 17 degrés, et qu'il pleut des chiens et des chats... c'est loin en ti-père!

Heureusement, la crèmerie, tenue par des espagnols, valait vraiment le détour! La glace, faite sur place, était absolument délicieuse! De plus, c'était l'occasion de se réunir une dernière fois, ensemble.

Ensuite, on retourne à l'école, on je rejoins mes comparses habituels, Aurélien et Sophie. Nous retournons au même petit restaurant qu'hier, et entraînons Olga avec nous. Cette fois-ci, température oblige, nous nous commandons des pâtes. Je ne peux résister à l'appel assourdissant des Spaghettis carbonara, alors que les autres fléchissent devant la lasagne cuite au four en pierre sur feu de bois. Nous restons longuement à table, à discuter. Lorsque nous nous extirpons enfin de nos sièges, nous prenons la direction de mon appartement, que je partage avec Aurélien. Ce dernier doit faire sa valise, puisqu'il quitte en fin d'après-midi.

Nous passons donc ce qu'il reste de l'après-midi à écouter de la musique sur mon ordinateur tout en regardant les photos que j'ai prises depuis le début du mois. Pour une raison étrange, internet ne fonctionne pas...

C'est l'heure. On sort tous de l'appartement, Aurélien, valise à la main. Nous nous dirigions vers la station de train, en discutant un peu, sous une pluie un peu plus légère. Nous prenons le train du même quai, mais dans deux directions opposées. Aurélien se rend à l'aéroport Schöenefeld pour prendre un avion vers Nice, Sophie et moi nous rendons à la station Eberswalder. Comme dans un film. Sophie et moi laissons passer un train, histoire d'attendre un peu avec Aurélien, et de prendre le temps de se dire aurevoir comme il se doit. Finalement, nous décidons de prendre le suivant. Trop attendre serait trop dur. Nous nous quittons ainsi, sur le quai du S-Bahn Warschauer, la gorge serrée, manquant de mots pour exprimer à quel point nous nous manquerons.

Dans notre train, Sophie et moi discutons un peu, laissant les émotions retomber. Je sens que l'on se rattache à quelque sorte l'une à l'autre. On ne veut pas que ça se termine. Je n'ose pas penser à mon retour. Nous arrivons au lieu de rendez-vous établi. Malheureusement, étant donné la température, le Biergarten (littéralement Jardin de bières) est fermé. Nous réussissons à rejoindre Rainer, le directeur de l'école, par téléphone. Il nous indique qu'ils sont dans un pub tout près, Schall und Rauch. Nous arrivons sur les lieux quelques minutes après. L'endroit est magnifique. Une dizaine d'étudiants sont présents, avec une professeure, Anna, le directeur et notre guide habituel, Helmut. Ce dernier s'empresse de nous dire que John Lennon avait un lien avec ce pub, mais il parle si vite, que personne ne comprend. Nous n'osons pas le lui redemander. Dommage, puisque j'ai beau chercher, je ne trouve pas ce qu'il avait bien pu me dire!

La soirée se passe très bien, mais trop vite. Déjà, des étudiants quittent. Lentement, un à un. Nous nous faisons nos aurevoir, ou nos adieux, impossible de le dire, ce qui rend l'atmosphère encore plus chargée. Par moments, les rires se font plus nerveux, pour cacher le serrement dans nos gorges. La soirée est ponctuée de blague du genre "Hey, fais attention à comment tu me parle, c'est la dernière fois qu'on se voit! -Et je vais te manquer! - Peux-être, mais je te manquerai bien plus..." et on sent que les étudiants ne veulent pas partir. Pour moi, le moment le plus fort de cette soirée aura sans aucun doute été le départ de mes collègues de classe favoris, Konrad et Carlos. Au cours de la seconde semaine de cours, j'ai eue des moments plus difficiles. Je sentais que je ralentissais le groupe, et que j'étais vraiment pas d'un bon niveau en Allemand. Durant les deux semaines suivantes, ils se sont assis de chaque côté de moi en classe, pour que l'on s'entraide. Carrément salutaire! Sans oublié que les deux sont de grands comiques qui abusent de la galanterie, en refusant que je leur tienne la porte ouverte, même si j'arrive première à la porte. De plus, quand un Polonais chante du Jon Lajoie pour te remettre de bonne humeur le matin, c'est digne de mention! Pour nous, ce n'était pas des adieux. Il est évident que nous nous reverrons un jour. La soirée s'étire donc jusqu'à près de minuit. En sortant du pub, nous nous approchons ensemble de la station de train, marchant et discutant sous la pluie. Lentement, les derniers étudiants nous quittent. Je rentre seule à mon appartement. Ce soir, j'y dors seule pour la première fois du voyage. En entrant, les portes des chambres des mes collocs sont ouvertes. J'ai un frisson dans le dos. En allant voir le modem dans l'une des chambres, je découvre qu'il avait été débranché lors du départ de ma colloc. Voilà qui explique pourquoi internet ne fonctionnait pas ce matin. J'entre dans ma chambre et en barre la porte.

Posted by Travelling_rox 21:36 Archived in Germany Comments (0)

Donnerstag, den 28. Juli

Jeudi le 28 Juillet

semi-overcast 22 °C

C'est le grand jour que l'on attend tous depuis un mois. Ce matin, nous avons le test final. Ce n'est pas un petit examen, et il est loin d'être facile.

Par la suite, nous allons ensemble au Pergamonmuseum. Il s'agit d'un Musée destiné premièrement à abriter l'Autel de Pergame. L'entrée comprend le prêt d'un audio-guide disponible en une dizaine de langues (dont le Français). Cela enrichit grandement la visite des lieux.
Grand Autel de Pergame

Grand Autel de Pergame


Il abrite aussi plusieurs autres œuvres d'envergure, tel que la Porte d'Ishtar, la Porte du marché de Milet, la Façade du palais de Mshatta et la Stèle de Thraséas et Euandria.
Porte du marché de Milet

Porte du marché de Milet


Après cette visite, nous allons manger une bonne pizza sur la Rosen-thaler platz. Il s'agit d'un petit restaurant sans prétention, qui offre de la pizza faite à la main, cuite au four à pierres avec feu de bois, ainsi que des pâtes et autres, à prix très modiques.

Puisqu'il s'agit d'une belle soirée, nous la terminons par une visite sur la Potsdamer platz. Le guide de Sophie nous indique qu'il s'agit d'un endroit à voir absolument de nuit.
La cour intérieur du Sony-Center, sur la Potsdamer Platz, de nuit!

La cour intérieur du Sony-Center, sur la Potsdamer Platz, de nuit!


Son guide ne se trompait pas, l'endroit est absolument magnifique!

Posted by Travelling_rox 16:03 Archived in Germany Comments (0)

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