A Travellerspoint blog

11 au 18 juillet

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11 juillet. Mercredi.En après-midi, le groupe se rend donc chez Alex pour une nouvelle séance de "ventilation". Le but en est simple, cela permet à l'accompagnateur de suivre notre évolution tout au long du voyage. En cas de besoin, il offre également une perspective différente et des conseils.

12 juillet. En avant-midi, on corrige les documents pour la formation Excel. L'ambiance est très tendue chez Munyu, puisque l'association doit recevoir un gros groupe à déjeuner. En effet, tous s'affairent à mettre les choses en place pour recevoir les invités d'une cérémonie d'excellence. Pour ajouter à l'agitation, il s'agit de la dernière journée au travail de ma mère d'accueil, qui par en vacances.
En après-midi, j'ai congé. La raison en est simple, comme nous sommes en fin de stage, le travail est presque complété. De plus, avec les formations que nous offrons aux employés, ceux-ci sont souvent indisponibles pour des rencontres.
En début de soirée, Marie-Christine et moi partons donc chercher du poulet braisé, qu'Olivia a commandée. Nous en profitons pour faire un tour chez le couturier, afin de déposer les pagnes que j'ai achetée à Bobo-Dioulasso. Ce soir, je décide de m'essayer à boire de l'eau du robinet. Il s'agit d'un risque, certes, mais les possibles conséquences négatives ne relèveraient que du désagrément. Je m'en sors bien. Après quelques jours de transition, je finis par ne boire que de l'eau du robinet.
Durant le dîner, l'électricité coupe. Olivia doit donc faire ses valises à l'aide d'une lampe.

13 juillet.Ce matin, Olivia quitte pour Ouagadougou. Elle y donne une communication avant de quitter pour la France. Vraiment, elle m'impressionne. Elle aurait travaillée sans relâche jusqu'à son départ pour la France. Vous voulez qu'on parle d'une Wonder Woman? Celle-ci est un exemple remarquable pour les jeunes femmes qui l'entourent.
Madame Héma Laurence et son mari viennent faire leur tour à la maison afin de souhaiter un bon voyage à leur fille et leur petite fille. Lazare, le chauffeur de madame Héma ira les reconduire à Bobo, d'où elles prendront le car pour Ouaga. Les enfants sont survoltés. Ils pleurent, chignent et font tous les temps pour partir avec elles.
Au moment de partir, Olivia se tourne vers moi, les yeux en larmes. Au moment des aurevoirs, elle agit en véritable maman envers moi.
Quelques secondes avant qu'elles n'embarquent en voiture, je m'empresse de capturer quelques clichés d'Olivia et Laure-Cheryl.
Ensuite, direction boulot. Durant mon absence, Awa, l'une des nounous, quitte également la maison pour des vacances. Elle retourne dans sa famille, au village. Je ne la reverrai pas, et n'ai pas eue l'occasion de lui dire aurevoir.
Je ne travaille pas en après-midi. Déjà, je suis lasse d'entendre les gens me demander si Olivia était bien partie le matin. La maison semble très vide. Un peu trop même.

14 juillet. Samedi. Ce matin, je dois prendre les photos de la famille Karama. Par Malheur, il y a eu un décès chez Munyu, dans la nuit. Un des gardiens de la radio. Tanti est donc absente à mon arrivée.
Il est décidé que nous prendrons tout de même les photos de Patrick, Charlotte et son petit Antoine en compagnie d'Alex.

En attendant le retour de Tanti, j'aide les nounous de la maison à préparer la sauce à la feuille d'oseille. à son retour, celle-ci semble très affectée, et demande que nous reportions la séance. Elle m'invite tout de même à déguster le To avec elle et Alex.
En après-midi, Alex et moi nous rendons chez Solange, qui nous montre comment on tisse le Dan Fani. Elle a un petit métier à tisser. Elle nous laisse même essayer de tisser.

Après un moment, j'arrive à de bons résultats.Aujourd'hui, Marie-Christine part pour quelques jours afin de visiter ses parents.
En soirée, je vais prendre une bière avec mon père d'accueil. Un des sujets abordés? L'homosexualité, un grand tabou, ici. Difficile de convaincre l'homme qu'il ne s'agit ni d'une déviance malsaine, ni d'une maladie.

15 juillet.Journée très tranquille. Le temps est gris et pluvieux. Je passe donc la journée à faire la sieste et à écouter des films avec les enfants.

16 juillet. Lundi. Le matin, la formation Excel commence. Celle-ci se déroulera toute la semaine, et monopolisera, en matinée, la quasi-totalité des employés. J'effectue quelques rencontres dans la journée et prépare l'horaire de la semaine.

17 juillet. Ce matin, nous visitons le regroupement de femmes Wassa, qui fait la transformation de plusieurs produits. Elles nous montre comment se fait le Fonio. En après-midi, je rencontre l'équipe du télécentre pour une formation en archivage.

18 juillet. Mercredi. Michel quitte très tôt pour une communication à Niangoloko. Il sera absent pour le reste de la semaine. Je ne travaille pas en matinée. Marie-Christine revient à la maison vers 11 heure.On se promène un peu en ville. Nous décidons alors d'acheter le nécessaire pour faire des Caracolos, des beignets aux bananes et du Bissap, du jus de fleurs d'Hibiscus.
En soirée (il est à noter que cela désigne ici plutôt l'après-midi), je rencontre l'équipe du secrétariat pour une formation en archivage.
Ensuite, Marie-Christine et moi faisons la tournée des couturiers, pour déposer les derniers pagnes et demander des retouches. Nous nous rendons ainsi chez Tanti Traoré, qui accueille Mélanie. Leur voisin est un excellent artisan de broderie sur vêtements. Cette visite me permet de finalement voir la cour et les enfants de la famille. Une petite maison, deux cases et des latrines extérieures.
En retournant à la maison, nous effectuons un arrêt pour acheter du porc braisé.

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3 au 10 juillet

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3 juillet. Après plusieurs tentatives, je réussis enfin à effectuer un retrait au guichet de la banque. Pas évident, avec les coupures d'électricité que l'on a connue dans les derniers jours. Au boulot, je travaille toujours très fort sur la préparation de ma formation sur le logiciel Word.
Le chat de ma famille d'accueil n'est pas revenu à la maison depuis dimanche. Ce n'est pas dans son habitude. On pense qu'il s'est fait attrapé et mangé par des gens moins bien nantis.

4 juillet. Mercredi. Une autre journée intensive au boulot. Je parviens à achever la présentation Powerpoint de ma formation ainsi que le cahier du formateur. Olivia et moi passons acheter du tissu pour faire coudre des pantalons. En soirée, je m'assois avec Steve pour lui raconter une légende amérindienne, "Comment l'ours perdit sa queue". Steve, qui adore les histoires, est très content! Il m'écoute dans le silence le plus complet!

5 juillet. Date limite pour la production des cahiers de formation, qui doivent passer à l'impression. Dans la nuit, un orage éclate, de sorte que, au matin, l'approvisionnement en électricité est très irrégulier. Impossible d'avoir accès à Internet de la matinée! Heureusement, les choses entrent dans l'ordre et, vers 18h, tout est fini. En soirée, Sonbié, un collaborateur d'Olivia, nous invite prendre un verre et manger du poulet grillé. Il emmène un ami, ça sent le rendez-vous arrangé. Impossible de verser nous même nos boissons, ils insistent pour verser nos verres. La présence bien éclairée d'Olivia transforme la soirée en une ambiance décontractée et agréable.

6 juillet. Vendredi. Aujourd'hui, tous les stagiaires assistent à la formation sur l'étude de marché, donnée par Arianne. Les participants semblent très motivés et la formation est bien exécutée. Ils sont dynamiques et l'interaction est bonne.
En soirée, nous nous rejoignons pour dîner ensemble, afin de fêter la fin de la première formation.

7 juillet. Samedi. Je pars, avec Olivia, vers Bobo. Nous allons faire du magasinage au marché. Nous partons donc très tôt avec un autobus de la compagnie Rakieta. Les sièges sont réservés et ils appellent les passagers, un à un, dans l'ordre des sièges. C'est long, les gens s'entassent et s'impatientent. Il fait déjà chaud. Le système est clairement inefficace.
Nous arrivons à Bobo-Dioulasso vers 10h. Nous achetons immédiatement les billets de retour, pour 14h. Comme c'est la fin de semaine, les places partent très vite! En quittant la gare d'autobus; on prend la direction du marché. Premier arrêt, les Dan fanis. Il s'agit de tissus de pur coton burkinabè. Je suis mandatée par notre accompagnateur, Alex, pour lui en rapporter à Banfora. Après environ une heure de négociation, on s'entend pour un prix. 13 000 FCFA le lot (un pagne et 3/4 par ensemble).Somme toute, un prix décent. Nous regardons également pour acheter des items que ma mère d'accueil souhaite apporter à sa sœur lors de ses vacances en France. Nous passons également au Marina Market, un supermarché à l'occidentale, pour acheter quelques trucs spéciaux pour la fête du soir. Personnellement, je n'ai pas appréciée l'expérience. Trop de blancs et trop cher pour rien. En plus, les clients se font assaillir, à la sortie, par des mendiants.
Après avoir faits nos achats, on retourne à Banfora, enfin de s'assurer que les préparatifs pour la fête du soir avance bien. J'aimerais pouvoir dire "afin de mettre la main à la pâte", mais j'étais clairement inutile! Ma mère d'accueil a invité beaucoup d'amis et de collègues pour fêter notre présence à Banfora et la réussite scolaire de Marie-Christine. Depuis le petit matin, les nounous de la famille sont aidées d'amies. Elles sont environ 6 en cuisine, avec des rotations. Brochettes, crêpes, aloco, frites, croque-monsieur, etc. Vers 20h, la musique se fait entendre et les invités commencent à arriver.
Marie-Christine danse

Marie-Christine danse

Une voisine et moi

Une voisine et moi

Marie-Thérèse, Alex et moi

Marie-Thérèse, Alex et moi

158.jpg161.jpgMarie-Christine et moi

Marie-Christine et moi

Laure-Cheryl et moi

Laure-Cheryl et moi


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8 juillet. Aujourd'hui, on va, en groupe, visiter les Pics de Sindou. Le départ est fixé à 11h30, à partir de chez Tanti Karama. En début de matinée, Alex vient à la maison pour la séance photo familiale. Tous s'habillent bien.
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Steve est d'abord très récalcitrant, puis, après quelques photos, il embarque dans le jeu.
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Après une montée assez abrupte, on rejoint un plateau, entouré de pics formés par des sédiments.
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Le premier village de Sindou y était déjà installé au 13e siècle. L'emplacement protégeait bien les villageois contre les guerres tribales. 228.jpg229.jpg
Depuis le plateau, on entrevoit l'actuel village de Sindou.
Bien que le village soit maintenant situé en contrebas, les villageois montent toujours sur le plateau afin d'y faire des sacrifices et les initiations. Une portion du plateau, réservée aux initiations, est interdite aux étrangers.
Enfin, on redescend les marches jusqu'à la route.
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La saison des chenilles est officiellement lancée! Celles-ci se nourrissent exclusivement des feuilles de Karité. Elles se mangent frites, en sauces ou seules.
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Les gens les broient parfois pour les mélanger à la sauce. Marie-Ève est la première du groupe à en manger.
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Outre les chenilles, c'est également la saison des éphémères. Après la pluie, celles-ci envahissent les maisons, vers 18h. En une heure, elles perdent leurs ailes et meurent. Les gens les ramassent, les sèchent, leur enlève leurs ailes et les font frire. On les mange en collation, salées.
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Ici, Mélanie goûte aux éphémères.

9 juillet. Lundi. Première journée de formation. Au petit matin, un orage éclate. Même si il n'y a pas de panne, on sait que la formation commencera en retard. Alex, Fethi et moi nous rejoignons vers 7h45 au travail, afin de préparer la salle. La formation commence 45 minutes en retard.
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Le groupe est constitué exclusivement de femmes. La plupart n'ont pas d'expérience avec les ordinateurs. Certaines n'y ont jamais touché. Comment leur expliquer le fonctionnement de Word et par où commencer? Elles apprennent très vite, surtout avec la pratique. Nous rattrapons notre retard pour finir à 13h. Alex nous invite au restaurant pour souligner notre bon travail. Cette après-midi, c'est un congé bien mérité.

10 juillet. Fin de la formation Word. De 7h45 à 13h, on travaille fort. Les notions enseignées sont beaucoup plus complexes que la veille mais les participantes s'attaquent à la tâche avec détermination.
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Au final, elles y parviennent avec facilité. Je suis très fière d'elles. Elles nous expriment; en fin de journée, une grande gratitude. Après que l'aînée ait dit quelques mots de remerciement, les participantes se sont mis à taper des mains à l'unisson avant de nous "envoyer" leur gratitude en tendant leurs mains vers nous, ce à quoi on doit répondre en mettant les mains sur le cœur.
Cette après-midi aussi, c'est congé. Après le déjeuner et la sieste, je vais au marché avec Marie-Christine. J'en profite pour acheter du maïs, pour nous faire du popcorn.

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26 juin au 2 juillet

Mi-Stage

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26 juin. Mardi, mais, déjà la dernière journée de travail de la semaine. En effet, nous sommes rendus à la moitié de notre stage. Le format des stages Québec Sans Frontières prévoit que le groupe se retire du milieu d'accueil pour une semaine à la moitié de son séjour. Comme les délais approchent rapidement, on met les bouchées doubles. Plutôt que de retourner manger à la maison entre 12h30 et 15H30, Alex, Mélanie et moi allons manger au restaurant Calypso avant de retourner au travail dès 13H30.

27 juin. Nous partons très tôt. Ma mère d'accueil me dépose à la gare d'autobus de la compagnie TCV. C'est le point de rendez-vous pour notre départ vers Bobo-Dioulasso, où nous passerons les cinq prochains jours. On prend l'autobus de 8h30. Ma mère d'accueil me glisse quelques francs dans les mains, pour que je me gâte un peu. Il faut dire que je suis logée dans une famille bien nantie.
Arrivés à destination, le groupe se sépare dans deux taxis pour se rendre à l'auberge Zion. Oui, comme la chanson de Bob Marley. Oui, comme le paradis des Rastas (parce que, pour ceux qui ne savent pas; il s'agit de plus qu'un look, il y a toute une culture et un "culte" associé). La cour est confortable. Un pavillon rond trône au centre du jardin, bien ombragé.
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Le groupe sous le pavillon.
On ne surestime jamais la valeur d'une ombre bien placée, ici. Une scène accueille les visiteurs dès leur entrée. Deux gros Balafons y sont installés. Le gérant prend des cours avant le petit Mathié.
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Ici, une photo du petit et du grand Mathié qui jouent du Balafon.
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Près de la scène, un enclos abrite deux tortues.

En après-midi, on part pour une promenade avec notre guide,un employé de l'hôtel, Adama. Premier arrêt,une cour où les femmes préparent, et servent, le Dolo. Le Dolo est une bière de mil qui demande trois jours de préparation.
Voici une photo des cuves de préparation du Dolo.
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Le liquide est ensuite décanté dans d'énormes vases de terre cuite.
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Le goût fait penser à une bière rousse bu tiède et sans bulles. On la boit dans une demi-calebasse, que l'on dépose au sol, sur un cylindre de plastique.
Le Dolo est versé d'une grosse bouteille, à travers un filtre, dans ces demi-calebasses.
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La cour accueille également des musiciens jouant ensemble de divers instruments de percussions (dont le Djembé et le Balafon).
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Le groupe danse, invité par une musicienne, avec Adama, au premier plan).
Adama nous emmène ensuite dans les alentours du village où est situé notre auberge. Le village a été récemment annexé à Bobo-Dioulasso, pour en devenir le 10e secteur. On s'arrête pour visiter une petite école primaire "privée". Gérée par le grand Mathié, l'école accueille des étudiants du quartier. Une maigre compensation est demandée des parents mais la majorité d'entre eux ne paient pas. Les enfants continuent de venir à l'école quand même. Mathié a fondé une association pour continuer à gérer l'école, financée de sa petite poche de musicien local. Dans une case d'une seule pièce s'entassent tous les jours une quarantaine d'enfants, sur cinq bancs, sans tables. Les enfants sont très heureux de nous voir. à notre départ, ils nous suivent dans les rues en chantant et criant.
Nous visitons ensuite les potagers avoisinants, avant d'aller faire un tour au petit marché des producteurs locaux.
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De retour à l'auberge, on s'empresse de se diriger vers une cour où le match de soccer Portugal/Italie de l'Euro 2012 est diffusé. On écoute donc le match en plein-air, entassés dans une cour de 4 mètres sur 4 mètres avec environ 150 autres partisans.
De retour à l'auberge, on me demande si je suis métissée, "café au lait". Bon, je veux bien croire que j'ai bronzée un peu, et que j'ai des tresses, mais, quand même!
Nous dînons à l'auberge. La nourriture y est délicieuse puisque l'auberge appartient à une Française diplômée de l'Académie culinaire. Elle a malheureusement dû retourner au pays avec son mari, gravement malade. Le gérant est également français.
Deux jolis chats se promènent dans la cour. Le mâle est nommé "Reste ici" en raison du fait que les chats qui sortent des terrains privés disparaissent régulièrement, pour être mangés. La femelle se nomme "Pétasse. Le gérant la nommé ainsi parce qu'elle est seulement câline lorsqu'elle veut manger. Pour des raisons évidentes, elle est surnommé "Pépètte".
Voici donc, pour Geneviève , ma sœur, la petite chatte nommé "Pétasse".
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En fin de soirée, j'entreprends une compétition d'Aoulé, un jeu africain semblable aux dames, contre Fethi. Manque de notion du temps, on termine à 1ham, après ma victoire!

28 juin. Au petit déjeuner, un artisan vient nous présenter ses œuvres de Batik et de Bogolan. Les deux sont des peintures sur tissus. Le Batik est fait avec de l'encre et de la cire. Le Bogolan est fait avec de la boue du Niger. J'achète 2 Bogolans et passe une commande pour trois autres. Je profite également de la présence d'un sculpteur pour acheter un masque en bois. C'est cliché, mais aussi un incontournable!
Aujourd'hui, on visite Dioulasso-Ba, la vieille ville de Bobo. Nous aurons un second guide pour la matinée, également prénommé Adama. Pour la peine, le groupe les surnomme Adama Premier et Second. Premier arrêt, le quartier des artisans. Celui-ci longe la "rivière" des poissons sacrés. Si l'un d'eux meurt, il a droit à des funérailles traditionnelles. Il est évidemment interdit de les tuer ou de les manger. Le ruisseau sert autant de dépotoir que de lieu pour puiser l'eau, se laver ou laver les vêtements. Le mince filet d'eau est opaque et brun foncé.
On visite ensuite la mosquée. Celle-ci date de la fin du 19e siècle.
L'intérieur est composé de corridors.
L'intérieur de la mosquée de Bobo

L'intérieur de la mosquée de Bobo


Nous nous rendons ensuite sur le toit. Les tours servent de lieu de recueillement.
Le toit de la mosquée de Bobo

Le toit de la mosquée de Bobo


Les puits de lumières peuvent être fermés, en cas de pluie, par des coupoles en terre cuite.
Un puit de lumière de la mosquée

Un puit de lumière de la mosquée


L'apparence extérieure de la mosquée est également composée de terre peinte et blanche et de pics de bois. Les pics servent à installer des échafaudages, en cas de réparation. Après un déjeuner au Don Gregoris, on se rend au grand marché. S'y rendre à six Blancs, c'est impensable. Les vendeurs sont littéralement harcelants. Partout, on nous suit, nous interpelle. C'est étourdissant et exténuant. Cela met fin à notre visite de la ville.
On retourne à l'auberge, fatigués. Je prends le temps de discuter avec le gérant. L'homme est un grand mélomane qui confectionne lui-même des instruments de toutes sortes. On lui doit le retour de certains instruments au Burkina Faso.
À droite la Kora et, à gauche, la basse

À droite la Kora et, à gauche, la basse

Les instruments

Les instruments


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Voici ici une photo du gérant, Pascal et de deux instruments construits de ses mains, deux Kora et un type de Basse africaine. La Kora de gauche a toute une histoire. Alors qu'il était à Bamako, elle a échappée aux voleurs. Puis, lors d'une saison des pluies trop forte, elle a flottée sur l'eau. Lorsque, trop malade, son propriétaire a dû retourner en France, elle a été entreposée dans une case humide pendant une dizaine d'années. à son retour, les autres instruments avaient été mangés par des termites. Tous, sauf cette Kora, été irrécupérable. Elle était intouchée.
Comme le gérant est également cuisinier de formation, je lui laisse une copie de la recette de la sauce à poutine. Heureux, il promet de mettre la poutine au menu, à vocation internationale.
En soirée, on regarde le match de soccer Allemagne/Italie à l'auberge, en dégustant des carpes braisées avec de l'Atieké. On termine la soirée en faisant des ateliers.

29 juin. Aujourd'hui, on visite les villages de Koro et de Koumi. Le premier est installé à même une colline, bien caché. Le second est composé de maisons de boue et abrite un peuple guerrier. Le village de Koro est reculé, impossible à trouver si on ne le connaît pas. Il aurait été déplacé pour protéger les villageois lors d'une guerre. Les gens doivent littéralement escalader pour l'atteindre.
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Cela implique donc d'y acheminer par cette voie tous les produits et denrées nécessaires au village. Le puits est également situé au bas de la colline.
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Marie-Ève à Koro

Marie-Ève à Koro

Enfants de Koro

Enfants de Koro

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Koumi est traversé par une route nationale. D'un côté, le village traditionnel, de l'autre, le marché et des maisons non-traditionnelles, en briques.
Rue de Koumi

Rue de Koumi


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Les femmes ont creusées des salles souterraines où elles tissent les paniers et enseignent aux jeunes filles non-mariées.
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Le Dolo est très populaire au Burkina Faso. Voici un autre modèle de cuves.
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2012-06-29__46_.jpgAlex, Arianne et Marie-Ève à Koumi

Alex, Arianne et Marie-Ève à Koumi

Fethi, Alex et Mélanie à Koumi

Fethi, Alex et Mélanie à Koumi

Moi à Koumi

Moi à Koumi

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Après les visites, on se rend à la Guinguette, une petite rivière cristalline. En se rendant à un pavillon, on remarque un Bananier, bien chargé. Photo oblige:
Les Bananes de la Guinguette

Les Bananes de la Guinguette


On y déjeune et s'installe pour l'après-midi. Pour le déjeuner, le restaurant tue et apprête trois poulets pour nous. L'eau de la rivière nous arrive environ au nombril et a juste assez de courant.
Nous ne retournons à l'auberge que pour dîner. Sur le chemin du retour, on arrête au monument à Blaise Compaoré et Mouamar Kadafi.
Kadafi et Compaoré

Kadafi et Compaoré


Certains membres du groupe veulent leurs photos auprès des statues, géantes.
Alex, Kadafi et Compaoré

Alex, Kadafi et Compaoré


Après le dîner, la majorité des stagiaires vont assister à une petit spectacle dans un Maquis près de l'auberge. Comme ma co-chambreuse et moi sommes très fatiguées, nous restons pour nous coucher tôt.

30juin. Samedi. Je me lève avant les autres et profite du soleil pour prendre quelques photos de l'auberge, depuis la terrasse surplombant la scène.
2012-06-30__1_.jpgBar

Bar

Pavillon

Pavillon

Porte du Zion

Porte du Zion

Fethi sur la terrasse

Fethi sur la terrasse

Paysage

Paysage


Puis, des portes des chambres.
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En avant-midi, on suit un petit cours de Bogolan. Peindre avec la boue, c'est assez facile, en fait! Je m'imagine prendre une motte de terre boueuse mais, en fait, elle est très liquide et on peint au pinceau.
Je décide de peindre le symbole de la beauté africaine. L'atelier est extérieur. La première étape consiste à dessiner le modèle voulu. Ensuite, on peint les portions noires. Après une courte période de séchage, on applique une autre couleur, et ainsi de suite. Comme nous ne disposons que de deux couleurs, il n'y a pas trop d'étapes. Après avoir fait sécher le tissu et le boue au complet, on doit frotter pour faire tomber l'excédent de terre. Puis, on rince deux fois le tissu. Nous laissons nos "œuvres" sécher pour retourner à l'auberge déjeuner et faire des ateliers. En fin d'après-midi, l'artisan nous apporte le résulte fini, surpiquée.
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Mon œuvre, la beauté africaine. à vendre, pas cher, pas cher ahaha!

1er Juillet. Je me réveille avant les autres et m'installe sous le pavillon pour écrire. Immédiatement, la petite chatte, "Pétasse", vient me rejoindre et tourne autour de mes chevilles avant de se coucher à mes pieds, la tête déposée sur mes pieds. Elle profite avec moi du calme et du soleil matinal.
Aujourd'hui, un artisan du Bogolan doit venir porter des commandes que Marie-Ève et moi avons passées. Comme nous retournons à Banfora, nous avons rendez-vous à 8h00.à notre départ, à 9h30, il n'est toujours pas passé. Adama est même allé à son atelier, mais il était absent. Rejoint au téléphone, il disait venir bientôt.
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Alors que l'on attend à la gare de la compagnie d'autobus, Adama vient porter une statue oubliée par Marie-Ève à l'auberge. Il part ensuite chercher l'artisan qui arrive moins de 15 minutes avant notre départ. Toute une peur! Heureusement, le résultat est magnifique!
Le voyage en autobus, d'une durée d'une heure et quart, parait très long. En effet, le chauffeur klaxonne à chaque véhicule croisé...
Le retour en famille est très agréable. En poussant la porte de la cour, mon frère d'accueil de 8 ans, Steve, vient m'accueillir en courant. Tous, même les nounous, semblent heureux de mon retour et m'interrogent sur mon séjour. Ma mère d'accueil m'a même achetée des jus et des petits gâteaux, en pensant à moi en mon absence. Vraiment, j'ai le sentiment de revenir chez-moi.
Il est décidé que nous irons, ma mère d'accueil et moi, magasiner à Bobo Samedi prochain. Nous reviendrons en début de soirée et une soirée est prévue pour fêter le diplôme de cycle primaire de Marie-Christine. Olivia y a invité tout le groupe!
Très fatiguée, je prends le temps de bien me reposer en après-midi. Je crois avoir fait un petit coup de chaleur.

2 Juillet. Dès minuit, une panne électrique affecte tout Banfora. Pas d'électricité, pas de ventilateur. Oh mon dieu! La panne ne s'arrête finalement qu'à 11h. Toute la journée, Internet est très lent, ralentissant notre travail. Les guichets de banques ne fonctionnent pas non plus. Pas très pratique.
Au dîner, on mange de la carpe braisée et des frites de patates douces.

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19 au 25 juin

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19 juin. Mardi. Ma mère d'accueil, Olivia, part, de bon matin, vers Ouagadougou. Elle doit revenir en fin de journée Jeudi. En soirée, je prépare pour la première fois avec les filles de la maisonnée. Par préparer, j'entends cuisiner. Elles me montrent à faire les Toffees, des petits bonbons de lait caramélisé.
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Après m'avoir vu placer une partie de la production dans l'armoire vitrée qui sert de garde-manger, elles me conseillent de les cacher dans ma chambre, barrée. Si les enfants les voient, ils vont crient pour en avoir. Si elles ne leur en donnent pas, même si ce n'est pas pour eux, les maîtres de la maison vont les chicaner. Les enfants le savent, et recommenceraient le manège jusqu'à les avoir tous mangés. Je les cache donc dans ma chambre, en faisant promettre aux nounous et à ma sœur d'accueil de m'en demander lorsqu’elles veulent en manger.

20 juin. Mercredi, journée de sortie éducative. Accompagnés d'Anne et de Myriam, nous allons voir un regroupement de femmes qui font le beurre de Karité. Vraiment intéressant à voir!
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Les noix sont grillées, cassées et moulues avec d'y ajouter de l'eau pour en faire une pâte.
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Celle-ci est "baratée" à la main, en ajoutant de l'eau. Cette opération prend environ une heure, puisque la pâte d'un brun chocolaté doit blanchir.
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Elles ajoutent alors beaucoup d'eau. L'émulsion de Karité flotte alors à la surface, prenant une texture de crème fouettée.
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Cette dernière est mise dans une marmite placée en équilibre au-dessus d'un feu de bois. Cela permet de séparer l'huile de Karité des déchets de production. L'eau usée et les déchets de productions sont séchés et deviennent un combustible utilisé dans le processus. L'huile séparée est filtrée à travers un linge de coton. Enfin, on laisse l'huile refroidir pour obtenir le beurre de Karité.
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Devant toute la complexité de ce processus (mais aussi l'énergie déployée), j'éprouve maintenant une admiration pour les productrices et leurs produits.
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Le groupe déjeune chez Tanti Karama, dans le pavillon occupé par Alex. Sandwichs au thon, concombre et tomates accompagnés de frites.Comme l'après-midi est consacrée aux exercices de "ventilation" et d'introspection, on s'installe au salon pour y travailler.

21 juin. Le matin, je travaille depuis un cybercafé, avec Mélanie. Les ordis sont en Azerty et, comme les portes sont ouvertes vers la route et le stationnement de terre, les claviers sont bourrés de poussière. Les touches enfoncent difficilement. Il faut taper avec les index seulement, et taper fort. En après-midi, je donne une mini-formation en archivage informatique.
Après le travail, mon père d'accueil, Michel, m'emmène boire une bière avec un ami, dans un Maquis. Il commande de délicieuses brochettes, de type souvlakis, servies avec moutarde et poudre de piments. Comme le ciel est ennuagé, les deux hommes discutent des risques de précipitations. Mon père d'accueil assure que "C'est la pluie des autres".
Alors que l'on est au Maquis, un chien arrive en boitant, il s'arrête au coin de la rue. Dysplasique au dernier degré, sa hanche ne fonctionne plus, et la patte gauche est paralysée. Après un moment, il se couche par terre, les yeux mi-clos. Il ne regarde même plus les passants, qui l'ignorent aussi. Le propriétaire du petit magasin, devant lequel le chien s'est couché, prend pitié. Il s'approche et lui offre à boire. Réaction rarissime. Ici, les chiens sont considérés comme sales (bon, oui, ils sont pas très propres non plus, mais c'est un cercle vicieux). J'appréhendais plutôt une réaction violente de la part de l'homme. Le chien détourne toutefois la tête devant l'eau, que l'homme lui remet quelques fois sous le nez. Une trentaine de minutes plus tard, il lui apporte à manger. Même réaction. La bête se laisse visiblement mourir. Ça fait mal au cœur.
On retourne finalement dîner à la maison (parce que, apparemment, je suis censée avoir encore faim). Aussitôt le repas terminé, on ressort prendre une autre bière, dans le Maquis en face du premier. Le chien n'a toujours pas bougé. En cours de soirée, il disparait.
À peine 2 minutes après le retour à la maison, un orage éclate.

22 juin. Avant-midi de travail sur ma grille d'animation pour la formation Word. Durant la pause du déjeuner, on va chercher Olivia à la gare d'autobus de la compagnie Rakieta. Matis, énervé, veut partir en courant vers l'autobus, qui entre en gare. Je dois le retenir de force. En après-midi, je donne une seconde mini-formation en archivage informatique. Le groupe descend du service (termine le travail) à 17h ce soir. Alice, la mère d'accueil d'Arianne, revient tout juste de 3 mois à Montréal. Elle y a prit le goût des 5 à 7. Elle nous reçoit à dîner dans la villa de la sucrière SN-Sosuco que sa famille habite.
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Un buffet nous y attend, riz gras, poulet, frites, aloco et crudités. En desserts, petits gâteaux et mangues. Didier joue le DJ et nous met de la musique pour nous faire danser. En fin de soirée, Titien vient nous rejoindre. Alice a ramené énormément de jouets du Québec, pour son fils Frank, qui a 3 ans. Parmi ceux-ci, des fusils à eaux. Au découragement de nos amis burkinabès, Alex, Arianne, Frank et Marie-Ève lancent les hostilités aquatiques. En fin de soirée, Titien (Marie-Christine, de son nom de baptême) me ramène avec elle à la maison.

23 juin. Samedi. Alarme à 7h30. Avec Marie-Christine, je prends la direction du salon de coiffure. On achète d'abord des mèches (faux cheveux). Elle se fait faire un tissage noir et rouge (procédé vraiment intéressant à observer, les coiffeuses font d'abord des tresses françaises circulaire, autour de la tête, avant d'y coudre littéralement les mèches de faux cheveux). Je me fais faire des tresses. D'abord, deux coiffeuses me tressent les cheveux, alors que je suis assise sur un tapis, au sol. La première entame seulement les tresses, pendant que sa collègue les achève et les attache. Le petit garçon de l'une des coiffeuses à terrifier à ma vue. Après 1h30, les coiffeuses ont fini la tête de Titien et on entame ma dernière tresse, malgré que la moitié de ma tête ne soit pas achevée. Elles se mettent alors à 6 autour de moi afin de finir, en seulement 30 minutes, l'ensemble des tresses. Les tresses sont attachées avec le bout des faux cheveux. Lorsque je me lève enfin, mes jambes sont tellement engourdies, que j'ai besoin d'aide pour ne pas tomber. Pour terminer le tout, elles trempent les pointes dans l'eau bouillante. Un peu moins de 6000 FCFA (12$) pour les deux têtes.
Pour déjeuner, carpes braisées, crudités et frites de patates douces.
En début de soirée, les stagiaires se joignent aux coopérants volontaires chez Myriam, pour la Saint-Jean.
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On fait de la poutine maison.
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Je prépare la sauce grâce à une recette trouvée sur Internet. Certains ingrédients ont dus être achetés dans la capitale.
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En accompagnement, bières et musique québécoise.

24 juin. Après m'être levée tard, j'aide Olivia et son collègue, venu à la maison, à peaufiner le visuel de leurs présentations PowerPoint. Ils doivent faire une communication à la Mairie de Banfora, dans le cadre d'un projet en collaboration avec la ville de Beloeil. Afin de flatter la délégation de Beloeil, j'utilise les couleurs de leurs armoiries pour modifier le thème de la présentation.
À 16h, une chorale fait un spectacle. Comme Marie-Christine y chante, j'y vais avec ma famille. L'ensemble des stagiaires y font un tour, même si nous ne serons pas tous présents en même temps. Un orage éclate en début de concert. Celui-ci sera donc entrecoupé de pannes de courant. Olivia achète des brochettes de porc, toujours style souvlaki.
Je gage contre Fethi au sujet de l'Euro 2012. On s'entend pour dire que la finale opposera l'Allemagne à l'Espagne. Toutefois, il voit l'Espagne gagnante et moi, bien sûr, l'Allemagne. On s'entend donc pour écouter le match en dégustant un poisson braisé, que le perdant payera.

25 juin. Lundi. Cette semaine, du point de vue du travail, sera bien courte, puisque le groupe part mercredi matin en mi-stage. Pour l'occasion, on se rend à Bobo-Dioulasso pour le reste de la semaine.
Je passe la journée à faire progresser mon cahier du formateur pour ma formation Word. Dans l'après-midi, je me rends au cybercafé, et, en soirée, j'emprunte l'ordinateur d'Arianne afin de travailler encore. Je ne m'accorde qu'une petite heure pour dîner.

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13 au 18 juin

all seasons in one day 37 °C
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13 juin. Mercredi, donc, jour de visite éducative. Aujourd'hui, on se rend à Takaledugu (prononcer Takaledougou). Il s'agit d'un village près de Banfora. Nous y visitons l'installation d'un regroupement de producteurs de fruits et de légumes qui est partenaire de l'association Munyu. Ils y font la transformation de la Mangue biologique (séchage). De plus, ils emploient presque exclusivement des femmes. Comme la région produit énormément de mangue, il y avait beaucoup de pertes.
À l'arrivée, on remarque immédiatement l'odeur sucrée émanant des énormes tas de mangues placés près du bâtiment. B2_080.jpgB2_078.jpg
Avant d'entrer dans l'usine, tous retirent leurs souliers.
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Dans la première pièce, des femmes retirent, dans un silence religieux, les peaux des fruits.
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Ceux-ci sont ensuite coupés et placés sur des filets métalliques coincés dans un cadre de bois. Les plages ainsi formées sont mises au four et des employés en assurant la rotation 24h sur 24, afin que rien ne brûle. Des femmes séparent ensuite les fruits des filets, toujours en silence.
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À la sortie de l'usine, alors que nous discutons avec le patron, en dégustant un bol de mangues séchées.
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Celui-ci ordonne quelque chose à un employé, en Dioula. L'employé revient bientôt avec un énorme sac de mangues séchées, que le patron nous offre.
La visite terminée, on retourne à Banfora. On décide alors de se faire un déjeuner entre filles. En fait, comme Fethi a perdu un plombage en mangeant les mangues, il doit aller à l'hôpital, et Alex préfère manger à la maison. On se gâte. On mange au Calypso, un restaurant "de luxe", servant un menu à l'occidentale. Leurs steaks sont carrément fous!
Conformément à la loi non-écrite des aléas africains, notre réunion de 15h30 est reportée à 17h. Il faut dire que la réunion avait déjà été annulée en début de semaine. En attendant, on se rejoint tous chez Tanti Karama, afin de faire la sieste sur le plancher du salon du Pavillon qu'occupe Alex.
Le soir, il était prévu qu'on aille écoute la partie de l'Allemagne contre les Pays-Bas. Problèmes de communication, l'endroit diffusant la partie n'offre ni boissons ni nourriture. Par conséquent, on se retrouve, Alex, Fethi, Mélanie, Myriam, Samuel et moi, dans un Maquis, à manger du poulet grillé de descendance quasi-divine (bref, il est bon).

14 juin. Journée intensive de travail. Fethi est absent, car il doit retourner à l'hôpital pour son plombage. Au déjeuner, je goûte à du jus de "pois de terre". C'est laiteux et sucré, un peu comme du lait de soya. Autre découverte du jour, le yaourt degue (boules de mil). En gros, le même yaourt nature sucré, mais avec des mini-boules de mil ramolli dedans. Le degue, ça fait penser à du mini-tapioca.

15 juin. Vendredi. Mélanie arrive en retard, un pneu de son vélo a crevé. Fethi retourne, encore, à l'hôpital, car le plombage est retombé. Comme j'ai appris mercredi que je donnerai une formation sur l'archivage et le classement de fichiers, je travaille beaucoup sur ce dossier là.

16 juin. De bon matin, je me rends, en compagnie de Marie-Christine, au marché, afin d'acheter des pagnes. Je prends donc un pagne complet (3 pagnes d'environ 1.5m chacun) d'un bon tissu coloré, un pagne rouge et un pagne pour pantalons, bleu. Total de la facture, 11 000 francs CFA, soit 22 dollars environ.

À propos des pagnes. Le terme "Pagne" désigne à la fois le tissu, l'unité de mesure pour la vente de ceux-ci (environ 1.5m de long) et un morceau de tissu arrangé pour être utilisé comme un paréo. En général, il suffit d'un pagne (la mesure) par morceau de vêtement.

En nous rendant chez le couturier, on arrête chez Tanti Karama, puisque Alex souhaite venir avec nous. Je m'entends avec le couturier sur les pantalons bleus (1500 FCFA) et il me coud gratuitement mon pagne (celui qui fait penser au paréo, vous suivez toujours?). Par contre, pour l'ensemble pantalons/camisole que je souhaitais faire faire, on arrive plus à trouver le modèle. Nous devons donc faire un aller/retour à la maison pour aller chercher celui de Marie-Christine. Total de la facture (tissu et main d'œuvre): Ensemble pantalons/camisole 20$, pantalons bleu 6$.
Après le déjeuner, des enfants des voisins arrivent en courant dans la cour, en criant en Dioula. Je comprends, à travers, qu'il est question de vaccination. Steve part à la course avec ses camarades et Matis refuse d'y aller. Marie-Christine le prend de force, dans ses bras, et on part. Oui oui, je suis allée avec eux. Dur d'y croire, non? Bref, une voisine, infirmière, a rapportée à la maison une dizaine de vaccins contre la méningocoque, qu'elle administre gratuitement aux enfants.

Vers 14h, on se rejoint chez Alex. On s'entasse en voiture.
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Direction, Lac Tengréla. Le lac abrite une trentaine d'hippopotames. Après plusieurs arrêts, notre chauffeur voulant saluer son frère et faire des courses, on part enfin de Banfora. La route est coupée de "déviations", des détours dans les champs. Ils sont tellement accidentés et boueux que deux camions y sont coincés. On les traverse à pied afin d'alléger la voiture. Ouf, ça passe, de justesse.

Premier arrêt, les caïmans. Une dizaine de caïmans, coincés dans un enclos de ciment.
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C'est un peu triste, et ça pue! Un arbre pousse au centre de leur enclos. Des dizaines de nids d'oiseaux y sont accrochés. Ils aiment visiblement vivre dangereux, ceux-là. Deuxième arrêt, le Baobab sacré.
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Il est tout simplement énorme. La légende dit que son tronc, creux, aurait abrité les villageois des envahisseurs musulmans. Les abeilles cachant l'entrée. Ces dernières occupent toujours une branche de l'arbre, leur ruche s'étendant sur plus d'un mètre. 2012-06-16__10_.jpg
On visite l'intérieur de l'arbre, qui est incroyablement frais.
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Dernier arrêt, mais non le moindre le Lac Tengréla.
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En attendant notre guide, on prend une sucrerie auprès de la berge.
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L'heure arrivée, on s'entasse dans une pirogue. Le guide pousse l'embarcation avec un long bambou.
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Au bout du lac, on aperçoit deux hippopotames.
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Oui, oui, deux hippos! Une maman et son petit. Enfin, surtout leurs oreilles et leurs yeux. On reste très loin. Le lac est très paisible, couvert de nénuphars. Le guide nous fait des colliers avec les fleurs.
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Pour le dîner, on se rend au McDonald.
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Il s'agit d'un restaurant familial. Le nom est associé, sur l'enseigne, à l'image de Donald Duck, ce qui fait bien sourire. On y mange bien, des burgers pour ce soir.
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En plein repas, un orage éclate. La pluie entre de plus en plus dans le restaurant. Heureusement, la pluie dure rarement bien longtemps, ici, et on avait presque fini de manger.

Bonne nouvelle du soir, Marie-Christine a réussie à passer son examen de diplôme d'études de premier cycle (leur système d'éducation est calqué sur celui de la France).

17 juin. Dimanche tranquille. Je m'installe dehors pour lire et Olivia reçoit un collaborateur pour préparer une communication sur une étude qu'ils ont réalisée. En fin d'après-midi, je m'installe avec Awa, dans la cuisine extérieure, afin de la regarder cuisiner. Je la regarde travailler en silence, en partie pour ne pas la déranger, mais aussi parce qu'elle ne parle pas très bien français. Après un moment, c'est elle qui commence à me raconter des trucs. Je la relance parfois par des questions, sans me censurer. Elle me raconte d'abord des anecdotes puis, elle me parle de sa famille, du village, de la vie et de l'éducation. Elle me parle, avec joie, d'une sortie au restaurant organisée par d'anciens stagiaires, me dit que, même si elle s'ennuie de sa mère, c'est important de s'éloigner pour voir ce qu'est la vie, et réaliser à quelle point elle est dure. Elle me dit aussi que, c'est très dur quand "tu travaille fort, mais que tu es bon à rien", en parlant de son éducation. Awa a quitté l'école au niveau primaire. Elle me raconte aussi la fois où, alors qu'elle chicanait, à juste titre, le plus vieux de la famille, celui-ci s'est retourné, avec une roche et l'a frappée à la jambe. Elle m'a montrée la cicatrice qu'elle en porte. Elle m'a aussi dit, découragée, comment ses maîtres fermaient souvent les yeux devant les écarts de conduite des enfants. Et, malgré tout, elle m'a confiée, l'œil brillant, souhaiter reprendre l'école en septembre, en histoire.

En début de soirée, Olivia est venue me trouver à la cuisine, afin que l'on aille au marché. Puisqu'elle doit se rendre à Ouaga pour quelques jours, elle insiste beaucoup pour m'acheter pleins de bons trucs à manger. Une vraie maman. On en profite pour commander des poissons braisés. Un peu plus tard, je reviens, avec Marie-Christine, les chercher et en porter un chez Madame Héma Lorence.

18 juin. Lundi. Marie-Ève, qui a été malade la veille, est absente du travail en avant-midi. Une histoire rocambolesque d'insolation et de vomissement en plein marché. Heureusement, elle se porte tout de même bien. Par contre, comme mes fichiers sont sur son ordinateur, mon travail s'en trouve grandement ralenti. En milieu de matinée, Myriam arrive chez Munyu, en compagnie d'Anne, une coopérante française et la femme de Samuel. Myriam, de retour de Ouaga, m'a rapportée du chasse-moustique en cadeau. Joie! Anne, à la vue de mes jambes dévorées par les moustiques, a un élan maternel: "Tu mets quelque chose pour faire cicatriser ça? Je vais t'apporter de l'huile de lavande."

Posted by Travelling_rox 01:31 Archived in Burkina Faso Comments (0)

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